La question revient dans toutes les bouches : cinq titres, dix, trente ? Cet article ne donne pas un nombre — il n’en existe pas un qui vaille pour tout le monde. Il montre ce que le nombre fait, mécaniquement, en s’appuyant sur la diversification, mécaniquement et sur risque propre et risque du marché : le premier article dit que la corrélation décide de tout ; le second, qu’un titre porte deux risques. Le nombre n’agit que sur l’un des deux.
Ce que chaque titre ajouté efface — de moins en moins
Chaque titre porte un risque propre, le sien, qui ne coïncide pas avec celui des autres quand ils sont peu corrélés. En répartissant le même argent sur plusieurs titres, ces mouvements propres se compensent en partie : la part propre du portefeuille rétrécit. Mais elle rétrécit vite au début, puis de moins en moins. Passer d’un titre à quatre fait beaucoup ; passer de quarante à quarante-quatre ne se voit presque plus. Les premiers titres font l’essentiel du travail ; les suivants affinent.
Ce qu’aucun nombre n’efface
Le risque du marché est commun à tous les titres : il ne se compense pas, quel que soit leur nombre. Cent titres bien répartis portent encore, tout entier, le risque que le marché baisse. C’est le plancher sous la courbe : la diversification y conduit, elle ne le traverse pas. Un FNB
