Aller au contenu
Everyfolio

Comptes enregistrés

Le REEE expliqué

Par Keven Laverdière, Everyfolio

Mis à jour le 2026-08-30

Lu par une voix de synthèse — la lecture continue écran éteint.
≈ 81 min d’écoute, un article après l’autre.

Le REEE — régime enregistré d’épargne-études — est le compte conçu pour financer les études postsecondaires d’un enfant. Sa particularité : c’est le seul grand compte enregistré où l’État ajoute de l’argent aux cotisations, sous forme de subventions.

Le mécanisme

Un REEE se souscrit au bénéfice d’une personne — le bénéficiaire, souvent un enfant — par un souscripteur, souvent un parent ou un grand-parent. Trois traitements à connaître :

  • À la cotisation : contrairement au REER, la cotisation n’est pas déductible du revenu. On y verse de l’argent déjà imposé.
  • Pendant la détention : les gains — intérêts, dividendes, plus-values — croissent à l’abri de l’impôt, comme dans les autres comptes enregistrés.
  • À la sortie : le traitement dépend de ce qui sort — c’est la mécanique la plus importante du régime, détaillée plus bas.

Les subventions : la SCEE et l’IQEE

C’est ce qui distingue le REEE de tout le reste :

  • La SCEE (Subvention canadienne pour l’épargne-études) est versée par le gouvernement fédéral en proportion des cotisations de l’année, jusqu’à des maximums annuels et à vie. Des majorations existent en principe pour les familles à revenu plus modeste.
  • L’IQEE (Incitatif québécois à l’épargne-études) suit la même logique au Québec : un montant proportionnel aux cotisations, versé directement dans le régime, avec ses propres maximums.

Les taux et plafonds de ces programmes relèvent de la loi et peuvent changer : ce sont les pages officielles, en sources, qui font foi pour les montants en vigueur. Le mécanisme, lui, reste le même : cotiser déclenche la subvention ; ne pas cotiser une année laisse en principe des droits de subvention se reporter, selon des règles propres à chaque programme.

Les retraits : deux portes très différentes

L’argent d’un REEE se divise en deux masses, et chacune sort par sa porte :

  • Le capital — les cotisations versées. Il ressort normalement sans impôt : il a déjà été imposé avant d’entrer.
  • Les PAE — paiements d’aide aux études : les subventions et les gains accumulés. Versés à l’étudiant inscrit à des études admissibles, ils sont imposables entre ses mains — et comme un étudiant a souvent peu de revenus, l’impôt réellement payé est en règle générale modeste.

Exemple purement mécanique : un REEE contient 16 000 $, dont 10 000 $ de cotisations et 6 000 $ de subventions et de gains. Un retrait de capital de 2 000 $ n’ajoute rien au revenu de personne ; un PAE de 2 000 $ s’ajoute au revenu imposable de l’étudiant, pas à celui du parent.

Si l’enfant n’étudie pas

Le scénario que tout parent se pose. Plusieurs issues existent, chacune avec ses conditions :

  • Attendre : un REEE peut normalement rester ouvert de nombreuses années — la loi fixe une durée de vie maximale — et des études commencées tard restent admissibles.
  • Changer de bénéficiaire : selon les règles du régime et le lien de parenté, un frère ou une sœur peut en principe prendre le relais.
  • Fermer le régime : les cotisations reviennent au souscripteur sans impôt ; les subventions retournent aux gouvernements ; les gains accumulés peuvent, sous conditions, être imposés entre les mains du souscripteur avec un impôt supplémentaire, ou transférés vers son REER si des droits de cotisation existent — les conditions exactes relèvent des pages officielles.

Ce que ça change pour votre suivi

Dans Everyfolio, un REEE se suit comme les autres comptes : créez un portefeuille de type REEE et enregistrez-y les transactions. Deux particularités de lecture : les subventions reçues apparaissent sur le relevé du courtier comme des dépôts qui ne viennent pas de vous — elles ne sont pas un rendement de vos titres ; et la distinction capital/PAE est une mécanique fiscale, pas comptable — votre relevé n’étiquette pas chaque dollar, ce sont les registres du régime qui la portent.

Défi : vérifier ma compréhension

Le défi de cet article demande un compte : quatre questions pour vérifier ce que vous avez compris, et un état qui vous suit d’une visite à l’autre.

Sources officielles

Taux, plafonds, majorations, conditions d’admissibilité et règles de fermeture relèvent des gouvernements et changent au fil des lois de finances. Les pages qui font foi :

  • Canada — épargner pour les études (REEE et SCEE) : https://www.canada.ca/fr/services/prestations/education/epargne-etudes.html
  • Agence du revenu du Canada — REEE : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/regime-enregistre-epargne-etudes-reee.html
  • Revenu Québec — Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) : https://www.revenuquebec.ca/fr/citoyens/
Contenu informatif et général — pas un conseil personnalisé. Pour votre situation : votre institution ou un conseiller.

Une question sur ce sujet ?

Une notion à éclaircir, un problème rencontré, une suggestion : écrivez-nous.

Poser une question

Nous expliquons des mécanismes : nous ne pouvons pas répondre sur votre situation personnelle, ni dire quoi acheter ou vendre. Pour cela, votre institution ou un conseiller. N'incluez ni relevé, ni numéro de compte, ni identifiant.

Comprenez votre portefeuille. Apprenez à investir.

Un compte permet de cocher vos lectures, de répondre aux défis et de suivre le parcours. Lire ne demande rien.